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Hémorroïdes après l’accouchement : soulager sans aggraver et reconnaître les signes d’alerte

Hémorroïdes après l’accouchement : soulager sans aggraver et reconnaître les signes d’alerte

En bref : les hémorroïdes sont fréquentes autour de l'accouchement et peuvent provoquer une boule, une gêne, des démangeaisons ou du sang rouge après les selles. Elles sont souvent temporaires, mais toutes les douleurs et tous les saignements de l'anus ne sont pas des hémorroïdes. La priorité est de faciliter le transit, de limiter les efforts de poussée, d'adopter une toilette douce et de demander conseil avant tout médicament, surtout pendant l'allaitement. Une douleur brutale et intense, une fièvre ou un saignement important justifient une évaluation rapide.

Après une naissance, l'attention se porte naturellement sur le bébé. Pourtant, la personne qui vient d'accoucher peut devoir gérer simultanément les lochies, la fatigue, une cicatrice, une sensibilité du périnée, des difficultés pour aller à la selle et parfois une crise hémorroïdaire. Le sujet est intime et souvent peu abordé. Il mérite une information claire, sans honte ni promesse de guérison express. L'objectif de ce guide est de distinguer les situations, d'expliquer les gestes raisonnables et de préparer une consultation utile lorsque les symptômes persistent.

Les recommandations présentées concernent principalement la période suivant l'accouchement. Elles ne remplacent pas l'examen d'une sage-femme, d'un médecin ou d'un spécialiste, notamment en cas de saignement anal nouveau, de douleur sévère, d'antécédent digestif ou de traitement particulier.

Illustration du confort après l'accouchement

Qu'appelle-t-on exactement « hémorroïdes » ?

Tout le monde possède des structures vasculaires normales appelées coussinets hémorroïdaires, situées dans le canal anal. Le mot « hémorroïdes » désigne couramment les symptômes liés à leur gonflement, leur inflammation ou leur extériorisation. On distingue des hémorroïdes internes et externes. Une gêne peut être modérée ou, au contraire, rendre les passages aux toilettes très pénibles. Le tableau n'est pas identique chez toutes les personnes.

La Société nationale française de colo-proctologie rappelle que la grossesse et l'accouchement sont des périodes propices à ces symptômes. La maladie hémorroïdaire ne traduit ni un défaut d'hygiène ni un manque de volonté. Elle résulte de plusieurs facteurs physiques et circulatoires. Une personne peut en souffrir après un accouchement vaginal ou dans un contexte de constipation, même sans avoir jamais eu de symptômes auparavant.

Pourquoi apparaissent-elles après la naissance ?

La fin de grossesse modifie les pressions dans le bassin. Le volume de l'utérus, les changements hormonaux, le ralentissement du transit et la constipation peuvent favoriser l'apparition ou l'aggravation de symptômes. Les efforts liés à l'accouchement peuvent également jouer un rôle. Après la naissance, la fatigue, la diminution de l'activité et l'appréhension des premières selles peuvent entretenir la constipation et la gêne.

L'Assurance Maladie cite la fin de grossesse, l'accouchement et le post-partum parmi les périodes propices aux crises. Elle rapporte qu'environ 20 % des femmes peuvent présenter des symptômes après l'accouchement. Ce chiffre décrit une population, pas la probabilité personnelle d'une mère donnée. Il n'explique pas à lui seul l'intensité de la douleur ni la durée de récupération.

Quels symptômes sont compatibles avec une crise ?

Les symptômes possibles comprennent une sensation de boule au bord de l'anus, une gêne en position assise, des démangeaisons, des brûlures, une douleur variable, un suintement ou du sang rouge lors des selles. Certaines personnes décrivent surtout une pesanteur ; d'autres ressentent une douleur aiguë. Une hémorroïde interne peut saigner sans être très douloureuse. Une hémorroïde externe peut être sensible au toucher.

Aucun de ces signes n'est totalement spécifique. Une fissure anale, une irritation, une infection ou d'autres problèmes digestifs peuvent produire des symptômes voisins. Il est donc déconseillé de poser soi-même un diagnostic définitif, en particulier lors d'un premier saignement. Le dossier Ameli sur les hémorroïdes recommande un examen médical dans certaines situations.

Hémorroïdes ou fissure anale : pourquoi la différence compte

Une fissure anale est une petite plaie de la muqueuse ou de la peau au niveau de l'anus. Elle peut apparaître après des selles dures et être favorisée par la constipation ou l'accouchement. Elle provoque souvent une douleur très vive, décrite comme une déchirure pendant la selle, parfois suivie d'une brûlure prolongée. Des traces de sang rouge peuvent aussi être visibles.

Les hémorroïdes peuvent donner une boule, des saignements ou une gêne moins tranchante, mais les présentations se chevauchent. On ne peut pas différencier de façon fiable ces causes à partir d'un seul symptôme. L'Assurance Maladie décrit les signes de fissure anale et rappelle qu'un examen est utile si la douleur ou le saignement persiste. La distinction compte parce que la prise en charge n'est pas toujours identique.

Tableau : reconnaître les situations sans s'autodiagnostiquer

Observation Ce que cela peut évoquer Bonne démarche
Gêne ou démangeaison modérée Irritation ou maladie hémorroïdaire possible Toilette douce, transit régulier, avis si persistance
Boule sensible près de l'anus Hémorroïde externe possible Ne pas percer ni manipuler ; consulter si douleur importante
Douleur vive au passage des selles Fissure anale possible Faciliter le transit et demander un examen
Traces de sang rouge Plusieurs causes possibles Consulter lors d'un premier saignement ou s'il se répète
Douleur soudaine et très intense Thrombose ou autre cause aiguë possible Avis médical rapide
Fièvre associée à une douleur anale Cause nécessitant un examen Consultation rapide

Ce tableau sert à décider de demander de l'aide, pas à nommer une maladie. La présence de symptômes après l'accouchement ne doit pas faire attribuer automatiquement toute douleur au post-partum.

La première priorité : rendre les selles plus faciles

La constipation entretient les efforts de poussée, qui peuvent aggraver les symptômes. Après l'accouchement, certaines personnes redoutent les premières selles à cause d'une épisiotomie, d'une déchirure ou d'une douleur anale. Cette appréhension peut conduire à se retenir, ce qui durcit parfois davantage les selles. L'objectif n'est pas d'aller à la selle à tout prix, mais de retrouver un transit aussi régulier et confortable que possible.

Une alimentation variée avec des fibres adaptées à la tolérance individuelle, une hydratation suffisante et une mobilisation progressive lorsque l'état de santé le permet sont des mesures utiles. Les besoins varient selon l'allaitement, l'activité et les conditions médicales. Ne forcez pas des quantités d'eau arbitraires. Si la constipation persiste, demandez conseil à un professionnel : un traitement pour assouplir les selles peut parfois être proposé. Le NHS, dans ses conseils après la naissance, insiste également sur le fait d'éviter de pousser fortement.

Aux toilettes : changer la manière plutôt que forcer

Attendez une envie réelle plutôt que de multiplier les tentatives. Prenez le temps nécessaire sans rester longtemps assise sur les toilettes. Évitez de bloquer votre respiration pour pousser. Une position confortable et stable peut aider, mais aucun accessoire ne garantit à lui seul un soulagement. Si les selles sont très dures, le problème principal reste leur consistance et non la performance d'une posture.

Le téléphone peut prolonger involontairement le temps passé sur les toilettes. Lorsque la zone anale est sensible, mieux vaut terminer tranquillement puis se relever. Si vous avez une cicatrice périnéale, demandez à la sage-femme comment vous installer et vous rassurer lors des premières selles. Le NHS rappelle que les points ne se rouvrent généralement pas du seul fait d'aller à la selle, mais qu'une douleur ou une difficulté persistante mérite d'être signalée.

Nettoyer la zone sans entretenir l'irritation

Après les selles, privilégiez une toilette douce. Une eau tiède et un nettoyage délicat suffisent souvent ; évitez les frottements répétés et les produits parfumés irritants. Séchez en tamponnant plutôt qu'en frottant. Des sous-vêtements confortables, qui ne serrent pas la zone, peuvent réduire les frottements. Le but n'est pas de désinfecter systématiquement l'anus, mais de garder la peau propre sans l'agresser.

L'Assurance Maladie recommande des gestes de toilette douce et un séchage soigneux. Les lingettes parfumées ou les savons répétés peuvent augmenter l'inconfort chez certaines personnes. Si une plaie, un suintement ou une irritation importante est présent, demandez quel soin convient plutôt que d'appliquer plusieurs produits à la fois.

Froid, chaleur et bains de siège : que peut-on attendre ?

Une compresse fraîche enveloppée dans un linge peut parfois soulager brièvement l'inconfort ou le gonflement. Évitez le contact direct de la glace avec la peau et n'appliquez pas de froid prolongé sur une zone sensible. Certaines personnes apprécient un bain de siège tiède ; d'autres n'en ressentent pas de bénéfice. Ces mesures sont des aides au confort, pas un traitement de la cause.

Après un accouchement, surtout en présence de points ou d'une cicatrice, vérifiez avec l'équipe soignante ce qui est adapté à votre situation. L'eau très chaude, les huiles essentielles, les préparations maison concentrées ou les produits irritants ne sont pas nécessaires. Si un geste augmente la douleur, arrêtez-le. La simplicité et la tolérance de la peau priment sur une multiplication de rituels.

Peut-on utiliser une crème contre les hémorroïdes ?

Il existe des traitements locaux qui peuvent diminuer certains symptômes, notamment la douleur ou l'irritation. Leur composition varie : agents protecteurs, lubrifiants, parfois anesthésiques locaux ou autres substances. Un médicament adapté à une personne ne l'est pas forcément à une autre, notamment après un accouchement et pendant l'allaitement. La présence d'un produit en vente libre ne suffit pas à garantir son adéquation.

Demandez conseil au pharmacien, à la sage-femme ou au médecin avant d'utiliser une crème, un suppositoire ou un médicament oral. Mentionnez l'allaitement, les autres traitements et les antécédents. Les corticoïdes locaux, les anesthésiques et les antalgiques ont des indications et des précautions propres. Ne prolongez pas un traitement symptomatique sans avis si les symptômes persistent. Le guide Ameli sur le traitement présente les options selon l'examen clinique.

Et pendant l'allaitement ?

L'allaitement n'interdit pas toute prise en charge de la douleur ou de la constipation. En revanche, le choix d'un médicament doit tenir compte de la substance, de la dose, de la durée et de la situation de la mère et de l'enfant. Ne transposez pas automatiquement un conseil destiné à une personne non allaitante. Les recommandations d'un forum ou la notice d'un produit « naturel » ne remplacent pas une vérification professionnelle.

Le professionnel pourra rechercher la solution la plus adaptée tout en tenant compte du confort et du projet d'allaitement. Si la douleur vous empêche de vous asseoir pour nourrir le bébé, essayez avec l'aide d'une sage-femme des positions plus confortables, sans vous imposer une posture douloureuse. Une prise en charge efficace ne doit pas reposer sur l'idée qu'il faudrait supporter la douleur en silence.

Combien de temps cela dure-t-il ?

Les symptômes peuvent s'améliorer en quelques jours ou semaines après la naissance, mais l'évolution est variable. Le NHS indique que les hémorroïdes après l'accouchement disparaissent souvent spontanément en quelques jours ou semaines. La SNFCP évoque également une amélioration progressive sur plusieurs mois dans de nombreux cas. Ces repères ne constituent pas une garantie individuelle.

Une douleur très importante, une aggravation, un saignement répété ou des symptômes qui perturbent durablement la vie quotidienne justifient un examen. Il ne faut pas attendre des mois sous prétexte que « c'est normal après une naissance ». Le suivi postnatal est justement l'occasion de parler des problèmes qui persistent, même s'ils semblent moins importants que les besoins du bébé.

Thrombose hémorroïdaire : pourquoi la douleur peut être brutale

Une thrombose hémorroïdaire externe correspond à la formation d'un caillot dans une zone hémorroïdaire externe. Elle peut entraîner l'apparition soudaine d'une boule très douloureuse. Ce tableau mérite un avis médical rapide, car il faut confirmer la cause et décider du traitement adapté. N'essayez jamais de percer, d'inciser ou de vider vous-même une boule au niveau de l'anus.

La douleur aiguë ne doit pas être automatiquement attribuée à une thrombose : d'autres causes nécessitent parfois une prise en charge différente. L'Assurance Maladie conseille une consultation rapide en cas de douleur anale soudaine et très intense. La présence d'une fièvre ou d'une altération de l'état général renforce la nécessité d'une évaluation.

Sang rouge après la selle : pourquoi ne pas banaliser

Le sang rouge visible sur le papier ou dans la cuvette peut être lié à des hémorroïdes ou à une fissure, mais d'autres causes existent. Il est important de distinguer ce saignement anal des lochies, qui proviennent de l'utérus après la naissance. Si vous n'êtes pas certaine de l'origine du sang, demandez un avis. Une première rectorragie mérite un examen, et des saignements répétés ou importants ne doivent pas être simplement attribués à l'accouchement.

L'Assurance Maladie recommande de consulter lors d'un premier saignement anal et si celui-ci se répète. Un saignement abondant, des selles noires, un malaise ou une douleur accompagnée de fièvre imposent une prise en charge plus rapide. Notre article sur les lochies après l'accouchement traite spécifiquement des pertes vaginales postnatales, qui relèvent d'une autre évaluation.

Et si l'on a eu une épisiotomie ou une déchirure ?

La douleur peut venir de plusieurs zones proches. Une cicatrice périnéale, une fissure anale et des hémorroïdes peuvent se manifester simultanément ou se ressembler pour une personne qui vient d'accoucher. Il est difficile de distinguer l'origine exacte sans examen, surtout lorsque l'on redoute les mouvements et les premières selles. Décrivez au professionnel le lieu précis de la douleur, son déclenchement et sa durée.

Ne supposez pas que tous les soins locaux sont interchangeables. Une crème destinée aux hémorroïdes n'est pas nécessairement adaptée à une cicatrice périnéale. La sage-femme peut vérifier la cicatrisation et proposer des conseils spécifiques. Notre guide sur la récupération du périnée après l'accouchement complète ce sujet sans le confondre avec les troubles anaux.

Trois scénarios pour choisir la bonne démarche

Scénario 1 : une gêne modérée apparaît après les selles, sans fièvre ni saignement important. La personne peut commencer par une toilette douce, faciliter le transit et demander conseil à un professionnel si l'inconfort persiste.

Scénario 2 : chaque selle provoque une douleur de déchirure suivie de brûlures prolongées. Une fissure anale est possible. Il est utile de consulter pour confirmer la cause et adapter la prise en charge, plutôt que de multiplier les crèmes hémorroïdaires.

Scénario 3 : une boule douloureuse apparaît brutalement et la position assise devient presque impossible. Un avis médical rapide est indiqué. Il ne faut pas tenter de manipuler ou de percer la zone.

Ces exemples illustrent une démarche, pas un diagnostic à distance. Les symptômes réels peuvent être plus complexes et justifier une évaluation individualisée.

Préparer une consultation utile

Notez la date de début des symptômes, leur intensité, leur localisation, le lien éventuel avec les selles, la présence de sang, la constipation, les traitements déjà utilisés et l'allaitement. Signalez une éventuelle épisiotomie, déchirure ou césarienne. Le professionnel pourra examiner la région et décider si des examens complémentaires sont nécessaires. Une description précise est plus utile qu'un autodiagnostic formulé à partir d'une photo trouvée sur internet.

Vous pouvez aussi demander : « Que faire pour faciliter les selles ? », « Quel traitement est compatible avec mon allaitement ? », « Quels signes doivent me faire reconsulter ? » et « Quand réévaluer si cela ne s'améliore pas ? ». Il n'y a aucune raison d'attendre la visite postnatale programmée si la douleur est sévère ou s'aggrave.

Prévenir les récidives sans chercher le contrôle parfait

Le maintien d'un transit confortable est souvent plus utile que l'accumulation de produits locaux. Une alimentation diversifiée, une hydratation adaptée, le mouvement progressif et des habitudes de toilette moins contraignantes peuvent aider. Ces mesures ne garantissent pas qu'aucune crise ne reviendra, car plusieurs facteurs interviennent. Elles constituent une base raisonnable de confort.

Si la constipation revient régulièrement, parlez-en lors du suivi médical. Ne multipliez pas les laxatifs ou compléments sans conseil, surtout après une naissance. Le guide Confort Enceinte sur la constipation pendant la grossesse aborde les mécanismes digestifs, mais les traitements du post-partum doivent être réévalués selon votre situation actuelle.

Et dans les premières semaines, comment en parler à son entourage ?

Une douleur anale peut sembler difficile à expliquer, surtout lorsque l’entourage s’intéresse surtout au nouveau-né. Pourtant, demander un relais pour les soins, une aide pour les courses ou un moment de repos n’a rien d’excessif. Si rester assise longtemps augmente la gêne, il est raisonnable d’adapter les moments de repas ou d’allaitement et de demander conseil pour trouver une position confortable. Le soutien pratique permet de mieux suivre les recommandations sans ajouter de pression. Il n’est pas nécessaire de raconter des détails intimes à tout le monde : une phrase simple sur une récupération douloureuse suffit souvent.

Reprise du mouvement, portage et activités quotidiennes

Après une naissance, l’activité physique revient progressivement en fonction de la récupération, des éventuelles cicatrices et des recommandations de l’équipe soignante. Une crise hémorroïdaire peut rendre certaines positions inconfortables, notamment la station assise prolongée ou des efforts qui augmentent la pression abdominale. Il ne s’agit pas d’interdire tout mouvement : marcher doucement, changer régulièrement de position et éviter les activités qui aggravent nettement la douleur peuvent aider à rester active sans se surmener. La reprise d’exercices plus intenses doit tenir compte de l’ensemble de la récupération postnatale, pas seulement des symptômes anaux.

Le portage du bébé, les trajets en voiture et les longues séances assises peuvent nécessiter de petites adaptations. Si une position augmente la douleur, essayez un autre appui ou demandez une aide ponctuelle pour les tâches lourdes. Aucun coussin ou accessoire ordinaire ne constitue un traitement des hémorroïdes. Une amélioration du confort ne doit pas masquer une douleur qui devient intense ou inhabituelle.

La reprise du travail ou des activités sociales peut aussi être délicate lorsque l’on craint de devoir aller aux toilettes. Prévoir l’accès à des sanitaires, boire selon sa soif et conserver des repas réguliers sont des mesures pratiques. Si les symptômes limitent fortement la mobilité, le sommeil ou la capacité à s’occuper du bébé, il faut en parler à un professionnel. L’objectif du post-partum n’est pas de retrouver immédiatement son rythme antérieur, mais de récupérer sans laisser une douleur traitable s’installer.

Une amélioration ne doit pas empêcher de faire le point

Lorsque la douleur diminue, il est tentant d’oublier complètement l’épisode. C’est compréhensible, mais si des saignements reviennent, si une boule reste gênante ou si la constipation devient chronique, il est utile d’en parler lors d’un rendez-vous de suivi. Le professionnel pourra vérifier le diagnostic initial et rechercher les facteurs qui entretiennent les symptômes. Une amélioration partielle ne signifie pas toujours que tout problème a disparu. L’objectif n’est pas de multiplier les examens inutiles, mais de ne pas laisser une gêne répétée devenir une habitude subie.

Quand consulter rapidement ?

Demandez une évaluation médicale rapide en cas de douleur anale soudaine et très intense, de fièvre associée à la douleur, de saignement anal important ou répété, de selles très noires, de malaise, d'impossibilité prolongée d'aller à la selle avec douleur ou d'aggravation de l'état général. Consultez également pour un premier saignement anal, une douleur persistante ou des symptômes qui ne s'améliorent pas malgré des mesures simples. Après l'accouchement, les symptômes ne doivent pas être minimisés sous prétexte qu'ils seraient « habituels ».

À retenir

Les hémorroïdes du post-partum sont fréquentes, mais ne sont pas la seule cause possible de douleur ou de sang après les selles. La première démarche consiste à faciliter le transit, éviter les efforts de poussée et adopter une hygiène douce. Les traitements médicamenteux doivent être adaptés à la situation, notamment pendant l'allaitement. Un examen est nécessaire lorsque les symptômes sont inhabituels, sévères ou persistants. Prendre soin de la personne qui vient d'accoucher fait pleinement partie des soins à la famille.

Questions fréquentes

Les hémorroïdes sont-elles normales après un accouchement ?

Elles sont fréquentes, mais la fréquence ne signifie pas qu'il faut supporter une douleur importante sans avis.

Peut-on en avoir après une césarienne ?

Oui. La grossesse et la constipation peuvent favoriser des symptômes, indépendamment du mode d'accouchement.

Est-ce forcément une hémorroïde si je sens une boule ?

Non. Un examen peut être nécessaire pour confirmer la cause.

Pourquoi les selles font-elles plus mal ?

Les efforts de poussée, les selles dures, une fissure ou une inflammation peuvent participer à la douleur.

Faut-il pousser pour aller à la selle ?

Évitez les efforts importants ; cherchez plutôt à faciliter le transit et demandez conseil si les selles restent difficiles.

Le froid peut-il aider ?

Une compresse fraîche protégée par un linge peut parfois améliorer brièvement le confort, sans traiter la cause.

Peut-on utiliser une crème pendant l'allaitement ?

Cela dépend de sa composition. Vérifiez auprès d'un professionnel avant utilisation.

Combien de temps durent les symptômes ?

Ils s'améliorent souvent progressivement, mais la durée varie. Une gêne persistante mérite un examen.

Le sang rouge vient-il toujours des hémorroïdes ?

Non. Une fissure et d'autres causes sont possibles ; un premier saignement anal doit être évalué.

Quelle différence avec une fissure anale ?

La fissure provoque souvent une douleur de déchirure à la selle, mais seul un examen peut trancher.

Peut-on faire du sport ?

La reprise dépend de votre récupération postnatale. Évitez les activités qui aggravent la douleur et demandez un avis personnalisé.

Faut-il consulter si une boule devient très douloureuse ?

Oui, surtout si la douleur apparaît brutalement.

Les points d'épisiotomie risquent-ils de lâcher à la selle ?

Cela est généralement peu probable, mais une difficulté ou une douleur importante doit être signalée à la sage-femme.

Faut-il attendre la visite postnatale ?

Non si les symptômes sont sévères, nouveaux ou s'aggravent.

Sources consultées le 9 octobre 2026

  1. Assurance Maladie — Hémorroïdes : définition, facteurs favorisants et symptômes (17 février 2026).
  2. Assurance Maladie — Hémorroïdes : que faire et quand consulter ? (17 février 2026).
  3. Assurance Maladie — Hémorroïdes : consultation et traitement (2026).
  4. SNFCP — Hémorroïdes et grossesse.
  5. SNFCP — FAQ Hémorroïdes.
  6. Assurance Maladie — Fissure anale : définition, causes, symptômes (2026).
  7. Assurance Maladie — Fissure anale : que faire et quand consulter ? (2026).
  8. NHS — Your body after the birth.
  9. NHS — Piles in pregnancy.
  10. Cambridge University Hospitals — Anal fissures.

Article d'information générale. Il ne remplace pas un diagnostic, un examen ou un traitement adapté à votre situation, en particulier après l'accouchement et pendant l'allaitement.

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