FR

Country and language

Livraison offerte dès 60€ d’achat
Livraison rapide en 3 à 6 jours
Paiement sécurisé
✓ Garantie légale de conformité 2 ans
Retours possibles sous 14 jours
Livraison offerte dès 60€ d’achat
Livraison rapide en 3 à 6 jours
Paiement sécurisé
✓ Garantie légale de conformité 2 ans
Retours possibles sous 14 jours

Contraception après l’accouchement : allaitement, retour de couches, pilule, DIU et implant, comment choisir ?

Mère avec son nouveau né dans une chambre lumineuse pendant les premières semaines après l’accouchement

Réponse courte : après un accouchement, la fertilité peut revenir avant les premières règles. En France, lorsqu’il n’y a pas d’allaitement, une contraception devient nécessaire à partir du 21e jour après la naissance si une nouvelle grossesse n’est pas souhaitée. En cas d’allaitement, la méthode de l’allaitement maternel et de l’aménorrhée, dite MAMA, peut temporairement être contraceptive uniquement si trois conditions strictes sont réunies : bébé a moins de six mois, il est allaité exclusivement ou quasi exclusivement avec des tétées fréquentes jour et nuit, et les règles n’ont pas repris. Dès qu’une de ces conditions disparaît, une autre méthode doit prendre le relais.

Le choix ne dépend pas seulement de l’allaitement. Les six premières semaines après l’accouchement sont aussi une période où le risque de thrombose veineuse reste augmenté. C’est l’une des raisons pour lesquelles les contraceptions contenant des œstrogènes ne se reprennent pas immédiatement. Les méthodes progestatives, le dispositif intra utérin, les préservatifs ou certaines méthodes de longue durée peuvent être envisagés à des moments différents, selon le dossier médical et les préférences.

Ce guide explique les repères français et les replace dans le contexte des recommandations internationales. Il ne choisit pas une contraception à votre place. Une césarienne, une hémorragie du post partum, une hypertension, une prééclampsie, un antécédent de phlébite, une migraine particulière, un cancer hormonodépendant, une maladie du foie, certains traitements ou une situation d’allaitement complexe peuvent modifier les options.

Pourquoi penser à la contraception avant même le retour de couches ?

Le retour de couches correspond au retour des règles après l’accouchement. Beaucoup de personnes l’utilisent comme repère pour penser que la fertilité « redémarre ». Biologiquement, l’ovulation précède pourtant les règles. Il est donc possible d’ovuler, puis de tomber enceinte, avant d’avoir observé la première menstruation.

L’Assurance Maladie et la Haute Autorité de santé indiquent qu’en l’absence d’allaitement, il n’y a en principe pas de reprise de l’ovulation avant le 21e jour après l’accouchement. À partir de ce jour, une fertilité peut revenir. Cela ne signifie pas que toutes les femmes ovulent exactement au jour 21. Le chiffre sert à fixer un seuil prudent à partir duquel une méthode contraceptive est nécessaire si une grossesse n’est pas souhaitée.

En cas d’allaitement, le retour de l’ovulation peut être retardé mais il n’est pas prévisible simplement en comptant les semaines. La fréquence des tétées, l’introduction de biberons, le sommeil plus long du bébé et la reprise des règles modifient la fiabilité de la méthode MAMA.

Les quatre questions qui permettent de choisir sans partir du nom d’une pilule

  1. Allaitez vous exclusivement, partiellement ou pas du tout ? L’allaitement influence certaines recommandations, surtout pour les méthodes contenant des œstrogènes.
  2. Avez vous un facteur de risque de thrombose ? Les premières semaines après l’accouchement sont déjà une période à risque, et certaines méthodes hormonales augmentent davantage ce risque.
  3. Souhaitez vous une méthode à penser chaque jour ou une méthode de longue durée ? Une pilule demande une prise régulière ; un implant ou un dispositif intra utérin demande moins d’actions quotidiennes.
  4. Quand souhaitez vous une prochaine grossesse, si vous en souhaitez une ? Certaines méthodes sont rapidement réversibles dès l’arrêt ou le retrait, tandis qu’une méthode définitive répond à un autre projet.

Ces questions évitent de réduire le conseil contraceptif à « quelle pilule après bébé ? ». Une contraception efficace mais incompatible avec votre mode de vie risque d’être mal utilisée. À l’inverse, une méthode moins familière peut devenir simple si elle répond mieux à votre quotidien.

Tableau de décision : quand les principales méthodes sont elles envisagées en France ?

Méthode Sans allaitement Avec allaitement Point de vigilance
Préservatifs Dès la reprise des rapports Dès la reprise des rapports Seule méthode contraceptive qui protège aussi des IST
Pilule microprogestative À partir de 21 jours selon les recommandations françaises À partir de 21 jours Respecter les règles de prise et vérifier les contre indications
Implant progestatif À partir de 21 jours selon le repère français À partir de 21 jours Saignements irréguliers possibles
DIU cuivre ou hormonal Habituellement à partir de 4 semaines Habituellement à partir de 4 semaines Pose très précoce possible dans certains contextes mais expulsion plus fréquente
Pilule, patch ou anneau combiné avec œstrogène À partir de 42 jours en général, parfois 21 jours si absence de facteur de risque selon évaluation Non recommandé dans les 6 premiers mois selon les recommandations françaises Risque thromboembolique et impact potentiel sur l’allaitement
Diaphragme ou cape cervicale Après 42 jours Après 42 jours La taille doit être réévaluée après l’accouchement
MAMA Non applicable Jusqu’à 6 mois seulement si toutes les conditions sont réunies Perd sa fiabilité dès qu’une condition n’est plus respectée

Les délais présentés ici correspondent aux repères français généraux. Les recommandations de l’OMS et du CDC peuvent autoriser certaines méthodes plus tôt dans des catégories de risque précises. Cette différence ne signifie pas que l’une des autorités se trompe : les classifications internationales décrivent une compatibilité médicale, tandis que les recommandations nationales intègrent aussi l’organisation du soin et les habitudes de prescription du pays.

La méthode MAMA : efficace uniquement lorsqu’on respecte vraiment les trois conditions

La méthode MAMA utilise l’effet de l’allaitement fréquent sur l’ovulation. Elle peut être très efficace pendant une période limitée, mais seulement si ses critères sont appliqués ensemble. L’Assurance Maladie retient trois conditions : le nourrisson a moins de six mois, il est nourri exclusivement au sein à la demande jour et nuit avec des intervalles courts entre les tétées, et la mère n’a pas eu de retour de règles.

La littérature historique sur la méthode d’aménorrhée lactationnelle rapporte une efficacité d’environ 98 % lorsque ces critères stricts sont respectés. Cette efficacité ne doit pas être étendue à « j’allaite donc je ne peux pas tomber enceinte ». Une reprise du travail, un bébé qui dort plus longtemps, des biberons de lait infantile, une diminution nette des tétées ou le retour des règles changent la situation.

La méthode peut aussi devenir difficile à appliquer sans que l’allaitement « fonctionne mal ». Un bébé de cinq mois qui commence naturellement à espacer les tétées peut sortir des conditions de la MAMA tout en continuant à être allaité. La contraception doit alors être adaptée sans jugement sur l’allaitement.

Allaitement mixte : ne pas compter sur l’aménorrhée comme seule protection

Lorsque le bébé reçoit des biberons en plus des tétées, la stimulation mammaire est généralement moins fréquente et moins prévisible. L’Assurance Maladie ne considère donc pas l’allaitement mixte comme une situation dans laquelle la MAMA peut être utilisée sans autre précaution.

Les méthodes progestatives, le DIU et les préservatifs font partie des options couramment envisagées. Notre guide sur l’allaitement mixte détaille les enjeux de lactation et d’organisation. La contraception est une décision distincte : le choix d’un biberon occasionnel ne doit pas entraîner des changements contraceptifs improvisés sans vérifier où vous en êtes dans le post partum.

Pilule microprogestative : une option compatible avec l’allaitement dans les recommandations françaises

Les pilules progestatives seules ne contiennent pas d’œstrogène. En France, elles peuvent être utilisées à partir de 21 jours après l’accouchement chez une femme qui allaite ou non, en l’absence de contre indication. Elles constituent une option fréquente lorsque la personne souhaite une méthode hormonale rapidement réversible sans exposition aux œstrogènes des premières semaines.

Leur efficacité dépend cependant de la régularité de la prise. Les marges de retard varient selon la molécule. Il ne faut donc pas appliquer la règle d’une ancienne pilule à une nouvelle boîte. Lisez la notice, identifiez le nom du principe actif et demandez au pharmacien ou au prescripteur quoi faire en cas d’oubli.

Des saignements irréguliers, du spotting ou une aménorrhée peuvent survenir. Dans le post partum, cela peut rendre l’interprétation des saignements plus difficile, surtout lorsque les lochies viennent juste de se terminer. Notre guide sur les lochies après l’accouchement aide à distinguer la récupération habituelle des symptômes qui méritent un avis.

Implant : une méthode de longue durée sans prise quotidienne

L’implant à l’étonogestrel est une contraception progestative placée sous la peau du bras. Son intérêt pratique est d’éviter les oublis quotidiens. Les recommandations françaises le classent parmi les méthodes utilisables en post partum à partir du même repère de 21 jours, que la femme allaite ou non, en l’absence de contre indication.

Des recommandations internationales permettent parfois une pose plus précoce. Une étude randomisée publiée en 2025 a comparé une pose d’implant dans les 24 heures après l’accouchement à une pose plus tardive et a apporté des données rassurantes sur la poursuite de l’allaitement à huit semaines. Cela montre pourquoi les calendriers de compatibilité médicale peuvent évoluer plus vite que les pages grand public nationales.

Le principal inconvénient à anticiper au quotidien est le caractère imprévisible des saignements. Certaines personnes n’ont presque plus de règles, d’autres ont des épisodes irréguliers. Le choix doit intégrer votre tolérance à cette incertitude et pas seulement l’efficacité contraceptive.

DIU au cuivre ou hormonal : une contraception de longue durée après l’accouchement

Le dispositif intra utérin peut être au cuivre ou libérer du lévonorgestrel. En France, la HAS et l’Assurance Maladie indiquent qu’il peut généralement être posé à partir de quatre semaines après l’accouchement, que la femme allaite ou non, après vérification des contre indications et du risque infectieux.

Une pose immédiatement après l’accouchement existe dans certains systèmes de soins. En France, l’Assurance Maladie mentionne la possibilité d’un DIU au cuivre dans les 48 heures mais précise que cette pratique est peu courante. Les données scientifiques montrent que la pose immédiate est globalement sûre et efficace, mais que l’expulsion est plus fréquente qu’après une pose différée. Une méta analyse a trouvé des taux d’expulsion nettement plus élevés après certaines poses post partum immédiates que lors d’une pose à distance.

Le DIU au cuivre ne contient pas d’hormone et peut rendre les règles plus abondantes. Le DIU hormonal peut diminuer les saignements au fil du temps, avec parfois une aménorrhée. Le choix dépend donc aussi de vos règles habituelles, de votre tolérance aux saignements et de votre préférence pour une méthode hormonale ou non.

Pourquoi les contraceptions contenant des œstrogènes attendent davantage

Les pilules combinées, certains anneaux vaginaux et patchs contiennent un œstrogène associé à un progestatif. Le post partum est déjà une période durant laquelle le risque de thrombose veineuse est augmenté, notamment pendant les six premières semaines. Ajouter une contraception contenant un œstrogène trop tôt peut augmenter encore ce risque.

Chez une femme qui n’allaite pas, la recommandation française autorise généralement les estroprogestatifs à partir de 42 jours en l’absence de contre indication. Le délai peut parfois être raccourci à 21 jours lorsqu’il n’existe pas de facteur de risque thromboembolique, mais cette décision doit être individualisée. Une césarienne, une hémorragie du post partum, une immobilisation, une obésité, une prééclampsie, un tabagisme ou un antécédent de thrombose comptent parmi les éléments à évaluer.

Chez la femme qui allaite, la recommandation française ne conseille pas les estroprogestatifs pendant les six premiers mois. Les recommandations internationales sont parfois moins restrictives à distance de l’accouchement, mais dans un guide destiné à la France, il est plus prudent de suivre le repère national et de laisser au prescripteur la décision individuelle.

Césarienne, hémorragie ou prééclampsie : pourquoi le même calendrier ne convient pas à tout le monde

Une césarienne n’interdit pas la contraception, mais elle peut compter dans l’évaluation du risque thromboembolique lorsqu’une méthode avec œstrogène est envisagée précocement. Une hémorragie importante, une transfusion, une prééclampsie ou une immobilisation peuvent également modifier cette évaluation.

Après une césarienne, la priorité des premières semaines reste aussi la récupération. Notre guide après une césarienne : retour à la maison et récupération détaille la cicatrice, la mobilité et les signes d’alerte. La contraception peut être décidée parallèlement sans transformer le rendez vous post natal en liste de décisions à prendre dans l’urgence.

Préservatif : la méthode qui ajoute une protection contre les IST

Le préservatif externe ou interne peut être utilisé lors de la reprise des rapports et reste la seule méthode contraceptive qui protège aussi contre les infections sexuellement transmissibles. Il peut être utilisé seul ou en complément d’une autre contraception selon le besoin de protection contre les IST.

Après l’accouchement, sécheresse vaginale, douleur périnéale ou appréhension peuvent rendre la reprise des rapports inconfortable. L’allaitement peut accentuer la sécheresse chez certaines personnes en raison du contexte hormonal. La contraception ne doit pas être choisie en oubliant cette dimension de confort. Une reprise sexuelle n’a pas de date obligatoire et un rapport douloureux n’est pas un passage à « supporter » pour revenir à la normale.

Le guide sur le périnée après l’accouchement explique quand les douleurs, fuites ou sensations de pesanteur méritent une évaluation.

Diaphragme, cape et spermicides : pourquoi attendre six semaines

La HAS et l’Assurance Maladie indiquent que le diaphragme et la cape cervicale ne doivent pas être utilisés avant 42 jours après l’accouchement. Le corps a changé pendant la grossesse et la taille d’un diaphragme utilisé avant la grossesse doit être réévaluée.

Ces méthodes ont une efficacité en pratique courante plus dépendante de l’utilisation correcte à chaque rapport que les méthodes de longue durée. Elles ne protègent pas des IST. Elles peuvent convenir à certaines personnes qui souhaitent éviter les hormones, mais elles demandent un apprentissage et une utilisation systématique.

Contraception d’urgence : le post partum n’empêche pas d’en avoir besoin

Une fois le risque de retour de fertilité présent, un rapport non ou mal protégé peut justifier une contraception d’urgence. La méthode à utiliser dépend du délai depuis le rapport, de l’allaitement, des médicaments pris et de la possibilité éventuelle d’un DIU au cuivre. Pharmaciens, sages femmes, médecins et centres de santé sexuelle peuvent orienter rapidement.

Il est utile d’aborder cette question au moment du choix de la contraception habituelle. Savoir à l’avance quoi faire en cas d’oubli de pilule, de préservatif rompu ou de retard évite de perdre du temps lorsque la situation se présente.

Reprise des rapports : contraception et récupération ne suivent pas la même horloge

Le fait qu’une contraception soit médicalement utilisable à partir d’un certain jour ne signifie pas que les rapports doivent reprendre à ce moment. Fatigue, lochies, cicatrice, douleurs périnéales, allaitement, image corporelle et désir peuvent modifier le rythme de chaque personne.

Inversement, attendre le retour de la consultation post natale pour penser à la contraception peut être trop tard si les rapports reprennent avant. Le bon moment pour discuter du choix est souvent pendant la grossesse ou à la maternité, puis le choix peut être confirmé ou ajusté lors du suivi après la naissance.

Notre article sur la première semaine après le retour de maternité propose une organisation volontairement simple : les décisions médicales importantes sont anticipées sans ajouter une pression de performance au quotidien.

La consultation post natale : un moment pour réévaluer plutôt que valider automatiquement

La HAS recommande d’aborder la contraception pendant la grossesse et le post partum immédiat, puis de profiter de la consultation post natale entre six et huit semaines pour confirmer le choix, renouveler la méthode, surveiller sa tolérance ou poser une contraception de longue durée.

Si la méthode choisie à la maternité ne vous convient plus, il n’est pas nécessaire d’attendre plusieurs mois pour la changer. Des saignements mal tolérés, des oublis répétés, des effets indésirables ou un changement de projet peuvent justifier une nouvelle discussion.

Comment choisir entre pilule, implant et DIU en pratique ?

Votre priorité Option à discuter Question à vous poser
Ne pas avoir à y penser chaque jour Implant ou DIU Suis je à l’aise avec une méthode posée pour plusieurs années mais retirée à la demande ?
Arrêter facilement soi même Pilule ou préservatif Est ce que je peux gérer une prise régulière ou une utilisation à chaque rapport ?
Éviter les hormones DIU cuivre, préservatif, certaines méthodes barrières Mes règles sont elles déjà abondantes ou douloureuses ?
Allaiter et utiliser une méthode hormonale Progestatif seul selon le délai et le dossier Quelle méthode correspond à mon organisation réelle ?
Protection contre les IST Préservatif Dois je l’associer à une autre contraception pour une meilleure prévention de grossesse ?

Aucune ligne du tableau ne constitue une prescription. L’efficacité, les contre indications, les effets attendus et le projet personnel doivent être discutés. L’objectif est de faire émerger les critères importants avant le rendez vous.

Allaitement et méthodes progestatives : ce que disent les données récentes

Une revue systématique actualisée publiée en 2025 a évalué les méthodes progestatives utilisées pendant l’allaitement, notamment pilules, implants, injections et dispositifs intra utérins hormonaux. Les données disponibles sont globalement rassurantes sur les résultats d’allaitement et de croissance du nourrisson, même si la qualité des études n’est pas parfaite pour toutes les comparaisons.

Cette revue ne signifie pas que toute méthode progestative convient à tout le monde ni qu’elle peut être débutée à n’importe quel moment. Elle soutient surtout l’idée que la présence d’un progestatif n’est pas, en elle même, une raison pour arrêter l’allaitement. Le calendrier et les contre indications restent ceux du contexte clinique et des recommandations nationales.

Retour des règles, saignements et contraception : ne pas tout interpréter comme un retour de fertilité

Les lochies des premières semaines, les saignements irréguliers liés à une pilule progestative ou à un implant, puis le retour de cycles spontanés peuvent se chevaucher. L’apparition de sang n’est donc pas toujours un « retour de couches » classique.

Le raisonnement inverse est tout aussi important : l’absence de règles ne garantit pas toujours l’absence de fertilité si les critères de la MAMA ne sont plus réunis. La contraception doit se baser sur la méthode utilisée et ses conditions, pas seulement sur l’observation d’un saignement.

Quand consulter rapidement ?

La contraception ne doit pas masquer des signes d’alerte du post partum. Demandez un avis rapidement en cas de douleur ou gonflement marqué d’une jambe, essoufflement inhabituel, douleur thoracique, malaise, céphalée intense inhabituelle, trouble visuel, saignement très abondant, fièvre ou douleur pelvienne importante. Ces symptômes peuvent avoir de nombreuses causes mais nécessitent une évaluation.

Après la pose d’un DIU, une douleur pelvienne importante, une fièvre inexpliquée, des saignements préoccupants ou l’impression que le dispositif a été expulsé justifient un contact avec le professionnel. Après un implant, une douleur, un gonflement ou l’impossibilité de sentir l’implant comme indiqué lors de la pose mérite également un contrôle.

À retenir

  • Une grossesse peut survenir avant le retour de couches car l’ovulation précède les règles.
  • En l’absence d’allaitement, les recommandations françaises considèrent qu’une contraception devient nécessaire à partir du 21e jour si une grossesse n’est pas souhaitée.
  • La MAMA n’est contraceptive que si bébé a moins de six mois, que l’allaitement est exclusif ou quasi exclusif avec des tétées fréquentes, et que les règles n’ont pas repris.
  • Les progestatifs seuls sont une option fréquente à partir de 21 jours selon les recommandations françaises.
  • Les DIU sont généralement envisagés à partir de quatre semaines en France.
  • Les méthodes avec œstrogène demandent davantage de prudence à cause du risque thromboembolique du post partum.
  • Le préservatif reste la seule contraception qui protège également des IST.
  • La méthode choisie à la maternité peut être réévaluée si elle ne correspond plus à votre vie réelle.

Questions fréquentes

Peut on tomber enceinte avant le retour de couches ?

Oui. La première ovulation peut survenir avant la première menstruation. C’est pourquoi le retour des règles ne doit pas être utilisé comme seul signal pour commencer une contraception.

Faut il une contraception dès le jour de l’accouchement ?

En l’absence d’allaitement, les recommandations françaises indiquent qu’il n’y a en principe pas d’ovulation avant le 21e jour. Certaines méthodes peuvent toutefois être choisies ou préparées plus tôt afin d’éviter un oubli au moment où la fertilité peut revenir.

Allaiter empêche t il de tomber enceinte ?

Pas automatiquement. L’allaitement n’est une méthode contraceptive fiable que dans le cadre strict de la MAMA : bébé de moins de six mois, tétées exclusives ou quasi exclusives fréquentes jour et nuit, et absence de retour de règles.

La pilule microprogestative diminue t elle forcément le lait ?

Les données disponibles sont globalement rassurantes concernant les méthodes progestatives et l’allaitement. Une baisse de lactation peut avoir de nombreuses causes. Si elle apparaît après un changement contraceptif, parlez en au professionnel plutôt que d’arrêter seul la méthode.

Quand peut on poser un stérilet après l’accouchement ?

En France, le repère général est à partir de quatre semaines. Une pose très précoce peut être possible dans certains contextes, notamment pour le cuivre, mais elle est moins courante et associée à un risque d’expulsion plus élevé.

Peut on poser un DIU si on allaite ?

Oui. Les DIU au cuivre et au lévonorgestrel peuvent être utilisés pendant l’allaitement selon les recommandations et contre indications habituelles.

Quand reprendre une pilule combinée avec œstrogène ?

Chez une femme qui n’allaite pas, le repère français est généralement 42 jours, avec possibilité plus précoce dans certaines situations sans facteur de risque après évaluation. Chez une femme qui allaite, les estroprogestatifs ne sont pas recommandés pendant les six premiers mois en France.

Une césarienne change t elle le choix contraceptif ?

Elle peut intervenir dans l’évaluation du risque de thrombose, notamment si une méthode contenant des œstrogènes est envisagée tôt. Elle n’interdit pas les autres méthodes de façon générale.

Quel contraceptif demande le moins d’organisation ?

Les méthodes de longue durée comme l’implant ou le DIU évitent une action quotidienne. Le meilleur choix dépend toutefois de vos contre indications, de votre tolérance aux saignements et de votre projet.

Que faire si j’oublie ma pilule après l’accouchement ?

Suivez les instructions correspondant exactement à votre pilule, car les marges de retard diffèrent selon la molécule. En cas de doute ou de rapport non protégé, contactez rapidement un pharmacien ou un professionnel pour discuter de contraception d’urgence.

Le préservatif suffit il ?

Il peut être utilisé comme méthode contraceptive, mais son efficacité en pratique dépend d’une utilisation correcte à chaque rapport. Il est la seule méthode contraceptive qui protège également contre les IST.

Quand peut on utiliser un diaphragme après un accouchement ?

Pas avant 42 jours selon les recommandations françaises. Sa taille doit être réévaluée après une grossesse.

Si mes règles ne reviennent pas pendant plusieurs mois, suis je protégée ?

Pas nécessairement. L’absence de règles ne suffit pas à garantir la contraception si les autres conditions de la MAMA ne sont pas remplies ou si le bébé a plus de six mois.

Est il possible de changer de contraception avant la visite des six semaines ?

Oui. Si une méthode est mal tolérée, difficile à utiliser ou ne correspond plus à votre projet, contactez le prescripteur sans attendre une date arbitraire.

Une contraception hormonale empêche t elle la rééducation du périnée ?

Non de manière générale. La rééducation périnéale et le choix contraceptif répondent à des objectifs différents. Une douleur, une sécheresse ou des symptômes pelviens peuvent toutefois influencer le confort sexuel et méritent d’être discutés.

Conclusion

Après un accouchement, la bonne question n’est pas « quelle contraception est la meilleure ? » mais « quelle méthode est compatible avec mon état de santé, mon allaitement, mon risque thrombotique et mon quotidien ? ». Le retour de fertilité peut précéder les règles, ce qui justifie d’anticiper le choix plutôt que d’attendre le retour de couches.

Une méthode démarrée à la maternité n’est pas un engagement définitif. Les premières semaines changent vite : l’allaitement évolue, le sommeil se modifie, la tolérance aux saignements devient plus claire et les besoins du couple aussi. Le suivi post natal est précisément le moment de confirmer ou d’ajuster la décision avec une sage femme ou un médecin.

Sources vérifiées et bibliographie

  1. Assurance Maladie, Quelle contraception après un accouchement ?, 21 octobre 2024, consulté le 7 septembre 2026.
  2. Haute Autorité de santé, Contraception chez la femme en post partum, recommandation de bonne pratique, consultée le 7 septembre 2026.
  3. Organisation mondiale de la Santé, Medical eligibility criteria for contraceptive use, 6e édition, 2025.
  4. Organisation mondiale de la Santé, Selected practice recommendations for contraceptive use, 2025.
  5. Centers for Disease Control and Prevention, Combined Hormonal Contraceptives, recommandations américaines, consultées le 7 septembre 2026.
  6. Ti et al., Progestogen only contraception use during breastfeeding: an updated systematic review, 2025.
  7. Krashin et al., Breastfeeding after immediate vs delayed postpartum contraceptive implant placement, essai randomisé, 2025.
  8. Averbach et al., Expulsion of intrauterine devices after postpartum placement: systematic review and meta analysis, 2020.
  9. Böttcher et al., guideline on non hormonal contraception and lactational amenorrhea, 2024.

Article informatif fondé sur les recommandations disponibles au 7 septembre 2026. Il ne remplace pas une consultation de contraception ni l’évaluation individuelle des contre indications, du risque thromboembolique ou des besoins liés à l’allaitement.

Laisser un commentaire:

Produit ajouté au panier

Voir mon panier