Réponse courte : en fin de grossesse, une contraction isolée ou irrégulière ne permet pas de savoir à elle seule si le travail commence. Les contractions de Braxton Hicks peuvent être inconfortables, parfois douloureuses, alors que le vrai travail se reconnaît surtout par une évolution : contractions de plus en plus régulières, rapprochées et intenses, associées à des modifications du col. La perte des eaux, un saignement vaginal, une diminution des mouvements du bébé, une douleur continue importante ou des contractions avant 37 semaines justifient de contacter rapidement la maternité. Si vous hésitez, appelez votre maternité : les consignes personnelles données par votre équipe priment sur toute règle générale.
La fin de grossesse est souvent pleine de signaux ambigus. Le ventre durcit, une douleur ressemble à des règles, le bassin tire, le bouchon muqueux peut se modifier, le sommeil devient plus léger et chaque sensation nouvelle pose la même question : « Est ce que ça commence ? ». Le piège consiste à chercher un signe unique capable de donner la réponse. En réalité, le début du travail est un processus, et il peut être progressif.
Ce guide concerne surtout les grossesses arrivées à terme et sans complication particulière. Si votre équipe vous a donné des consignes spécifiques en raison d’un placenta bas inséré, d’une grossesse multiple, d’un antécédent d’accouchement rapide, d’un risque de prématurité, d’une hypertension, d’un diabète ou de toute autre situation particulière, suivez ces consignes plutôt que les repères généraux ci dessous.
Ce qu’est réellement une contraction utérine
L’utérus est un muscle. Lorsqu’il se contracte, il devient plus ferme pendant un temps puis se relâche. La sensation peut être décrite comme un ventre qui durcit, une tension qui serre, une douleur de règles, une pression dans le bassin ou une douleur qui part du dos et revient vers l’avant. Deux femmes peuvent employer des mots très différents pour une contraction comparable.
La douleur n’est donc pas un test suffisamment fiable. L’American College of Obstetricians and Gynecologists rappelle que les contractions de Braxton Hicks peuvent elles mêmes être très douloureuses. À l’inverse, certaines femmes décrivent le début du vrai travail comme une gêne encore supportable. Ce qui intéresse davantage les professionnels est l’évolution du rythme, de la durée, de l’intensité et, lors de l’évaluation clinique, les modifications du col. [1]
La Haute Autorité de Santé distingue également différentes phases du travail et insiste sur une prise en charge personnalisée. Le déroulement n’est pas une succession de chiffres identiques pour toutes les femmes. [2]
Braxton Hicks : des contractions qui ne sont pas « imaginaires »
Les contractions dites de Braxton Hicks sont parfois qualifiées de « fausses contractions ». Le terme peut donner l’impression qu’elles ne sont pas réelles. Elles le sont : l’utérus se contracte réellement. Ce qui les distingue du travail établi est qu’elles ne s’accompagnent pas d’une progression régulière du travail et de l’ouverture du col.
En pratique, elles sont souvent irrégulières, sans tendance nette à se rapprocher ou à devenir progressivement plus fortes. Elles peuvent apparaître depuis plusieurs semaines. Elles peuvent aussi varier selon l’activité, le moment de la journée ou la position. ACOG indique qu’elles peuvent diminuer avec le repos, l’hydratation, la marche ou un changement de position selon les cas, alors que les contractions du travail ont tendance à persister et à s’organiser. Ce sont des indices, pas des tests à domicile infaillibles. [1]
Autrement dit, boire un verre d’eau et s’allonger ne permet pas de « diagnostiquer » une fausse alerte. Si les contractions persistent, deviennent régulières, si vous avez un autre signe inquiétant ou si votre intuition vous dit que quelque chose change, appelez.
Le vrai travail : regarder la progression plutôt qu’une contraction isolée
L’Assurance Maladie décrit le début spontané du travail par des contractions qui deviennent au fil des heures de plus en plus intenses et régulières, parfois associées à la rupture de la poche des eaux. [3] ACOG décrit de façon comparable un schéma où les contractions prennent un rythme, se rapprochent et se renforcent. [1]
NICE rappelle que la phase de début, dite phase latente, peut comporter des contractions et des modifications du col sans être continue. Une femme peut avoir une période de contractions, puis une accalmie, avant que le travail ne s’installe réellement. La phase de travail établi associe des contractions régulières à une dilatation progressive du col. [4]
Cette nuance explique pourquoi deux conseils très simples peuvent sembler contradictoires : « attendez que ce soit régulier » et « appelez si vous avez un doute ». Le premier aide à observer une tendance. Le second évite de transformer une règle générale en barrière à l’accès aux soins.
La phase latente peut être longue et irrégulière
Le début du travail n’est pas toujours un passage brutal de zéro contraction à un rythme parfaitement organisé. NICE précise que la phase latente peut ne pas être continue. Certaines femmes alternent plusieurs heures de contractions avec des périodes plus calmes. Cela peut être déroutant, surtout lorsqu’on s’attend à une progression linéaire.
Cette phase n’est ni un échec ni un « faux départ » au sens où vous auriez mal interprété votre corps. Elle correspond à une période pendant laquelle le col peut commencer à se modifier et le travail peut progressivement s’organiser. Le besoin d’évaluation dépend de l’ensemble du contexte, pas seulement de la patience dont vous disposez à la maison.
Si votre maternité vous conseille de rester à domicile parce que vous et votre bébé allez bien et qu’aucun signe d’alerte n’est présent, préservez votre énergie. Mangez si vous en avez envie, buvez normalement, reposez vous entre les contractions et demandez du soutien. Si la douleur devient difficile à gérer ou si quelque chose vous inquiète, rappelez.
La règle des cinq minutes n’est pas une loi universelle
Vous avez peut être entendu : « partez quand les contractions arrivent toutes les cinq minutes ». Le NHS utilise effectivement cinq minutes comme repère fréquent pour appeler l’unité de maternité. [5] Mais ce chiffre n’est pas une règle universelle applicable partout ni à toutes les situations.
La distance jusqu’à la maternité, un précédent accouchement rapide, le nombre d’accouchements antérieurs, une situation médicale particulière et les protocoles de l’établissement peuvent modifier les consignes. Certaines maternités demandent d’appeler avant de partir. D’autres donnent des recommandations personnalisées en consultation.
Le bon repère est donc le suivant : connaissez le numéro de votre maternité et les consignes qu’elle vous a données. Le jour où les contractions évoluent, utilisez ces consignes comme première référence. Notre guide sur le projet de naissance peut aussi vous aider à préparer en amont les questions pratiques à poser à l’équipe.
Comment chronométrer sans passer une heure les yeux sur le téléphone
Si les contractions semblent se répéter, notez pendant un moment l’heure de début de chacune, sa durée approximative et l’intervalle entre le début de deux contractions. L’objectif n’est pas de produire une courbe parfaite. Il s’agit de repérer une tendance.
| Observation | Ce que cela peut suggérer | Ce que cela ne prouve pas |
|---|---|---|
| Contractions irrégulières qui s’espacent | Épisode compatible avec des contractions préparatoires | Que le travail ne commencera pas ensuite |
| Contractions qui deviennent plus régulières et rapprochées | Évolution compatible avec un travail qui s’organise | Le degré d’ouverture du col |
| Contractions douloureuses | Besoin de soutien et d’évaluation selon le contexte | Qu’il s’agit forcément du travail actif |
| Contractions peu douloureuses mais régulières | Peuvent mériter un avis, notamment avant 37 semaines | Qu’elles sont sans conséquence parce qu’elles font peu mal |
Si le chronométrage vous rend plus anxieuse sans vous aider, arrêtez et appelez la maternité. Une conversation avec une sage femme vaut mieux qu’une application utilisée comme outil de diagnostic.
La perte des eaux change la conduite à tenir
La rupture de la poche des eaux peut se présenter comme un écoulement franc ou comme un liquide qui s’écoule progressivement. Il n’est pas toujours évident de le distinguer de pertes vaginales ou d’une fuite urinaire. L’Assurance Maladie indique qu’en cas de rupture spontanée à domicile, il faut se rendre à la maternité même si les contractions ne sont pas encore intenses. [3]
Le NHS recommande également de contacter la maternité lorsque les eaux se rompent. Il conseille d’utiliser une protection externe, pas un tampon, et de signaler rapidement un liquide malodorant, coloré ou associé à du sang. [5]
Si vous pensez avoir perdu les eaux, notez l’heure approximative, l’aspect du liquide et les mouvements du bébé, puis contactez votre maternité pour suivre ses instructions. Ne réalisez pas vous même d’examen vaginal pour « vérifier le col ».
Et si je ne suis pas certaine que ce soit du liquide amniotique ?
Cette hésitation est fréquente. Une fuite urinaire peut survenir en fin de grossesse et les sécrétions vaginales augmentent parfois. L’apparence seule ne permet pas toujours de trancher. Les recommandations NICE prévoient une évaluation clinique lorsque la rupture des membranes est suspectée, notamment avant terme. [6]
À la maison, l’objectif n’est donc pas de multiplier les tests improvisés. Contactez la maternité, expliquez ce que vous avez observé et laissez l’équipe décider si une vérification est nécessaire.
Le bouchon muqueux n’est pas un compte à rebours
Le « show » décrit par le NHS correspond à un mucus épais, parfois rosé ou légèrement strié de sang, lié aux modifications du col. Il peut apparaître d’un seul coup ou en plusieurs fois. Le travail peut suivre rapidement, mais il peut aussi ne débuter que plusieurs jours plus tard. Certaines femmes ne remarquent jamais ce signe. [5]
Il est donc inutile de conclure : « j’ai perdu le bouchon, j’accouche aujourd’hui ». En revanche, un véritable saignement vaginal ne doit pas être assimilé automatiquement au bouchon muqueux.
Saignement rouge en fin de grossesse : ne pas attendre pour voir
L’Assurance Maladie est très claire : un saignement vaginal au deuxième ou au troisième trimestre est anormal et nécessite une évaluation urgente. [7] Un léger mucus rosé au moment où le col change n’est pas la même chose qu’un saignement rouge ou une perte de sang significative.
Si vous avez un doute sur ce que vous voyez, contactez immédiatement la maternité. Ne retardez pas l’appel en attendant que les contractions deviennent régulières.
Les mouvements du bébé restent un repère indépendant des contractions
Le début du travail n’annule pas l’importance des mouvements fœtaux. NICE recommande de demander à la femme comment bouge son bébé lors de l’évaluation du début du travail. [4] Le NHS demande de contacter la maternité en urgence si le bébé bouge moins que d’habitude. [5]
Chaque bébé a son propre rythme. L’objectif n’est pas d’appliquer un nombre arbitraire trouvé sur internet. Si vous percevez une diminution ou un changement net par rapport au comportement habituel de votre bébé, contactez la maternité sans attendre que le rythme des contractions vous semble « assez sérieux ».
Avant 37 semaines : le seuil d’appel doit être plus bas
Avant 37 semaines, des contractions ou durcissements réguliers, des douleurs de règles, une pression pelvienne, un mal de dos inhabituel, une modification des pertes ou une fuite de liquide peuvent évoquer un travail prématuré. Ces signes peuvent être peu douloureux. ACOG et le NHS recommandent de contacter rapidement l’équipe obstétricale dans cette situation. [8, 9]
NICE prévoit une évaluation clinique spécifique en cas de symptômes évoquant un travail prématuré, car les sensations seules ne permettent pas de confirmer ou d’exclure le diagnostic. [6]
Ne vous rassurez donc pas uniquement parce que « ça ne fait pas très mal ». Avant terme, la régularité ou la répétition des contractions mérite un avis.
Une douleur continue n’est pas le schéma classique d’une contraction
Une contraction a normalement une montée, un maximum puis un relâchement. Une douleur abdominale intense qui reste présente entre les contractions, un ventre très douloureux et constamment contracté, un malaise, des difficultés respiratoires ou un saignement doivent conduire à une évaluation urgente.
ACOG cite notamment la douleur sévère et constante sans soulagement entre les contractions parmi les motifs de se rendre à l’hôpital. [1] L’Assurance Maladie décrit par ailleurs, dans le contexte de certains saignements tardifs, des douleurs utérines brutales et permanentes comme un signe d’alerte. [7]
Ce que vous pouvez faire pendant une phase très précoce si aucun signe d’alerte n’est présent
Si vous êtes à terme, que les membranes semblent intactes, que votre bébé bouge comme d’habitude, que vous n’avez pas de saignement et que votre maternité vous a conseillé de rester à domicile pour le moment, l’objectif est surtout de préserver votre énergie.
Buvez normalement, mangez si vous le pouvez, reposez vous, changez de position selon votre confort, prenez une douche si cela vous fait du bien et gardez le contact avec votre accompagnant. NICE recommande d’apporter un soutien individualisé aux femmes qui ont des contractions douloureuses sans être encore en travail établi. [4]
Il ne s’agit pas de « faire avancer » le travail coûte que coûte. Monter des escaliers pendant des heures, marcher jusqu’à épuisement ou multiplier les méthodes trouvées sur les réseaux n’est pas une obligation et peut simplement vous fatiguer.
Trois scénarios concrets pour mieux raisonner
Scénario 1 : contractions irrégulières à 39 semaines
Votre ventre durcit plusieurs fois dans la soirée. Les contractions n’ont pas de rythme clair, certaines sont désagréables, puis elles s’espacent lorsque vous vous reposez. Le bébé bouge comme d’habitude, vous n’avez ni perte de liquide ni saignement. Ce tableau peut être compatible avec des contractions préparatoires ou une phase très précoce. Vous pouvez observer l’évolution selon les consignes de votre maternité et appeler si le schéma change ou si vous avez besoin d’être rassurée.
Scénario 2 : perte de liquide sans fortes contractions
Vous ressentez un écoulement que vous ne contrôlez pas, mais les contractions sont faibles ou absentes. Ne vous dites pas qu’il faut attendre qu’elles deviennent douloureuses. L’Assurance Maladie recommande de se rendre à la maternité après rupture des membranes, même si les contractions ne sont pas encore intenses. [3]
Scénario 3 : durcissements réguliers à 35 semaines
Les sensations ne sont pas très douloureuses mais reviennent régulièrement, avec une pression pelvienne inhabituelle. Avant 37 semaines, ce type de signes mérite un contact rapide avec la maternité. Le caractère peu douloureux n’exclut pas un travail prématuré. [8, 9]
Les méthodes maison pour déclencher l’accouchement : prudence
Les réseaux sociaux proposent des dizaines de méthodes : aliments particuliers, stimulation des mamelons, exercices intenses, rapports sexuels, huiles, plantes ou compléments. L’efficacité et la sécurité ne sont pas équivalentes selon les méthodes et votre situation médicale.
Notre conseil est simple : n’utilisez pas une méthode destinée à provoquer des contractions sans en parler à votre professionnel, surtout si votre grossesse comporte une particularité. « Naturel » ne signifie pas automatiquement sans risque. Cet article n’a pas pour objectif de proposer une méthode de déclenchement à domicile.
Premier bébé ou accouchement suivant : les repères peuvent changer
Le travail peut être plus rapide après un premier accouchement, mais ce n’est pas une règle permettant de prédire une durée précise. Si vous avez déjà eu un accouchement très rapide, signalez le à la maternité et demandez des consignes personnalisées avant le terme.
La distance compte aussi. Une personne vivant à dix minutes de la maternité n’a pas la même logistique qu’une personne devant parcourir une longue distance. Préparer le trajet, le numéro à appeler et la solution de garde des autres enfants est souvent plus utile que de chercher un intervalle « parfait » entre les contractions.
Notre checklist de valise de maternité peut vous aider à séparer cette préparation pratique de l’interprétation des signes de travail.
Comment appeler la maternité efficacement
Vous n’avez pas besoin d’avoir les bons mots médicaux. Donnez simplement votre terme, si c’est votre premier accouchement ou non, ce que vous ressentez, depuis combien de temps, la fréquence approximative des contractions, si les eaux semblent rompues, s’il y a du sang et si le bébé bouge comme d’habitude.
Mentionnez aussi les consignes particulières reçues pendant la grossesse. L’équipe pourra vous demander d’autres informations. L’objectif de l’appel n’est pas de prouver que vous êtes en travail, mais d’obtenir la conduite à tenir adaptée à votre situation.
Un mini arbre de décision pour ne pas se perdre dans les chiffres
- Y a t il un signe d’alerte ? Perte des eaux, saignement, diminution des mouvements du bébé, douleur sévère continue, malaise important, ou symptômes avant 37 semaines : contactez la maternité rapidement.
- Pas de signe d’alerte, mais les contractions évoluent elles ? Observez si elles deviennent plus régulières, plus rapprochées et plus intenses.
- Vous avez reçu une consigne personnelle ? Suivez la en priorité.
- Vous hésitez encore ? Appelez. Le doute lui même est une raison légitime de demander conseil.
Ce schéma est un outil d’organisation, pas un dispositif de triage médical. Il ne remplace pas l’évaluation de votre maternité.
Ce qu’il vaut mieux préparer avant les premières contractions
Enregistrez le numéro de la salle de naissance ou du service indiqué par votre maternité. Vérifiez le trajet et les solutions alternatives. Gardez vos documents de suivi ensemble. Expliquez à votre accompagnant ce que vous voulez qu’il fasse si vous êtes concentrée sur les contractions : appeler, prendre les affaires, prévenir la personne qui garde les enfants.
Si vous avez rédigé des préférences pour l’accouchement, conservez une version facile à retrouver. Le projet de naissance n’a pas pour fonction de prédire le travail, mais il peut faciliter la communication une fois sur place.
Pourquoi il est raisonnable d’appeler même si vous n’êtes pas certaine
Beaucoup de femmes hésitent à téléphoner de peur de « déranger » ou d’être renvoyées à domicile. Pourtant, le triage fait partie du travail des équipes de maternité. NICE prévoit explicitement une évaluation téléphonique ou en face à face selon la situation et recommande de donner des informations sur le moment où reprendre contact. [4]
Être examinée puis rentrer chez soi parce que le travail n’est pas encore établi n’est pas un échec. Cela signifie simplement que l’évaluation du moment ne justifiait pas une admission. Si les contractions évoluent ou qu’un nouveau signe apparaît, la situation doit être réévaluée.
Quand contacter sans attendre ?
Contactez votre maternité ou les urgences obstétricales sans attendre si vous avez une perte de liquide évoquant une rupture des membranes, un saignement vaginal en fin de grossesse, une diminution des mouvements habituels de votre bébé, des contractions ou signes de travail avant 37 semaines, une douleur abdominale intense et continue, un malaise important, ou tout autre symptôme pour lequel votre équipe vous a donné une consigne d’urgence. [1, 5, 7, 8, 9]
Si vous ne parvenez pas à joindre la maternité et que la situation semble urgente, utilisez les numéros d’urgence appropriés. En France, le 15 et le 112 permettent d’obtenir une orientation urgente.
À retenir
- Une contraction douloureuse n’est pas automatiquement une contraction de travail.
- Le vrai travail se caractérise surtout par une progression du rythme et des modifications du col.
- La règle des cinq minutes est un repère fréquent, pas une loi universelle.
- La perte des eaux justifie de contacter la maternité même si les contractions ne sont pas fortes.
- Un saignement vaginal tardif et une diminution des mouvements du bébé sont des motifs d’évaluation rapide.
- Avant 37 semaines, des contractions régulières ou d’autres signes de travail doivent être signalés rapidement.
- En cas de doute, appelez votre maternité plutôt que d’essayer de poser seule le diagnostic.
Questions fréquentes
Les contractions de Braxton Hicks peuvent elles faire mal ?
Oui. ACOG précise qu’elles peuvent être très douloureuses chez certaines femmes. La douleur seule ne permet donc pas de distinguer faux travail et vrai travail. Observez surtout l’évolution et contactez votre maternité si vous êtes inquiète. [1]
Une contraction toutes les dix minutes signifie t elle que le travail commence ?
Pas nécessairement. Un intervalle isolé ne suffit pas. Regardez si le rythme devient plus régulier et plus rapproché, et suivez les consignes de votre maternité.
Faut il attendre cinq minutes entre les contractions pour partir ?
Non. C’est un repère utilisé dans certaines recommandations, mais la perte des eaux, un saignement, des mouvements fœtaux diminués, un travail avant terme ou des consignes personnelles peuvent imposer d’appeler plus tôt.
Peut on être en travail sans avoir très mal ?
Oui, notamment au début. La perception de la douleur varie beaucoup. Des contractions régulières ou fréquentes avant 37 semaines peuvent même être peu douloureuses. [8, 9]
Comment savoir si j’ai perdu les eaux ou si j’ai une fuite urinaire ?
Ce n’est pas toujours possible à domicile. Si vous suspectez une rupture des membranes, contactez la maternité pour savoir si une évaluation est nécessaire.
Le liquide amniotique doit il toujours sortir d’un seul coup ?
Non. Il peut s’agir d’un écoulement important ou d’un filet. Le NHS recommande de contacter la maternité et de signaler immédiatement un liquide coloré, malodorant ou associé à du sang. [5]
La perte du bouchon muqueux signifie t elle que l’accouchement aura lieu aujourd’hui ?
Non. Le travail peut suivre rapidement ou seulement plusieurs jours plus tard. Certaines femmes ne remarquent pas la perte du bouchon. [5]
Dois je marcher pour faire avancer le travail ?
Vous pouvez bouger selon votre confort si votre équipe ne vous a pas donné de restriction, mais il n’est pas nécessaire de vous épuiser pour essayer d’accélérer le processus.
Les contractions peuvent elles s’arrêter puis reprendre ?
Oui. La phase latente peut être discontinue. Une accalmie ne signifie pas que les sensations précédentes étaient « dans votre tête ». [4]
Quand faut il appeler si c’est mon deuxième bébé ?
Demandez une consigne personnalisée à votre maternité, surtout si votre premier travail a été rapide ou si vous habitez loin. Un intervalle standard ne tient pas compte de toute votre histoire.
Un peu de sang avec le bouchon muqueux est il normal ?
Un mucus rosé ou légèrement strié peut correspondre au « show ». En revanche, un saignement vaginal en fin de grossesse nécessite une évaluation urgente. En cas de doute, appelez. [5, 7]
Que faire si le bébé bouge moins pendant les contractions ?
Contactez rapidement la maternité. Une diminution des mouvements habituels du bébé est un motif d’évaluation indépendant du rythme des contractions. [5]
À 36 semaines, des contractions régulières sont elles normales ?
Avant 37 semaines, des contractions régulières ou fréquentes peuvent évoquer un travail prématuré et doivent être signalées rapidement. [8, 9]
Peut on savoir seule si le col s’ouvre ?
Non de façon fiable et sûre. N’essayez pas de réaliser vous même un examen vaginal. Lorsque c’est nécessaire, les professionnels évaluent le col dans un cadre clinique.
Est ce grave si les contractions sont irrégulières mais très fortes ?
La force perçue ne permet pas à elle seule de conclure. Si les contractions sont très douloureuses, inhabituelles, associées à un autre signe ou si vous êtes inquiète, contactez votre maternité.
Que faut il noter avant d’appeler la maternité ?
Votre terme, depuis quand les sensations ont commencé, leur rythme approximatif, une éventuelle perte de liquide ou de sang, les mouvements du bébé et les consignes particulières reçues. N’attendez pas d’avoir toutes ces informations si la situation est urgente.
Conclusion
La fin de grossesse devient plus simple à lire lorsqu’on abandonne l’idée d’un signal unique. Des contractions de Braxton Hicks peuvent être fortes. Le vrai travail peut démarrer doucement. Le bouchon muqueux n’est pas un chronomètre. La règle des cinq minutes n’est pas universelle. Ce qui compte est l’évolution de l’ensemble des signes et votre situation personnelle.
Préparez les numéros utiles, connaissez les consignes de votre maternité et gardez en tête les signes qui justifient un contact rapide. Pour le reste, vous n’avez pas besoin de devenir votre propre sage femme : lorsque le doute persiste, l’appel à l’équipe est précisément fait pour cela.
Sources et bibliographie
Sources consultées le 14 septembre 2026. Les recommandations étrangères complètent le cadre français sans remplacer les consignes de votre maternité.
- American College of Obstetricians and Gynecologists. How to Tell When Labor Begins. Dernière révision novembre 2025.
- Haute Autorité de Santé. Accouchement normal : accompagnement de la physiologie et interventions médicales. Mise à jour novembre 2023.
- Assurance Maladie. Comment se déroule un accouchement ?. Mise à jour 2026.
- NICE. Intrapartum care, guideline NG235. Royaume Uni. Mise à jour juin 2026.
- NHS. Signs that labour has begun. Royaume Uni.
- NICE. Preterm labour and birth, guideline NG25. Royaume Uni. Mise à jour 2022.
- Assurance Maladie. Saignements gynécologiques lors du deuxième et du troisième trimestre de la grossesse. Mise à jour 24 juin 2026.
- American College of Obstetricians and Gynecologists. Preterm Labor and Birth. États Unis.
- NHS. Premature labour and birth. Royaume Uni.
Rédaction : Confort Enceinte. Information générale uniquement. Ce guide ne remplace ni l’évaluation de votre grossesse ni les consignes de votre maternité. En cas de doute ou de signe inhabituel, contactez un professionnel de santé.
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